Weboscope mesure d'audience, statistiques, ROI
Classement des meilleurs sites et positionnement
  reportage en streaming

Un tsunami (japonais : tsu, « port » et nami, « vague ») est une onde provoquée par un mouvement rapide d’un grand volume d’eau (océan ou mer). Ce mouvement est en général dû à un séisme, une éruption volcanique sous-marine de type explosif ou bien un glissement de terrain sous-marin de grande ampleur. Un impact météoritique peut aussi en être la cause, de même qu’une explosion atomique sous-marine. Ainsi, contrairement aux vagues, un tsunami n’est pas créé par le vent.

Bien que les tsunamis puissent atteindre une vitesse de 800 km/h quand le fond de l’océan est profond, ils sont imperceptibles au large car leur amplitude y dépasse rarement le mètre pour une période (temps entre deux vagues successives) de plusieurs minutes à plusieurs heures ; il ne faut donc pas les confondre avec les vagues scélérates qui provoquent des naufrages en haute mer. En revanche, ils peuvent provoquer d’énormes dégâts sur les côtes où ils se manifestent par :

  • une baisse du niveau de l’eau et un recul de la mer dans les quelques minutes qui les précèdent ;
  • un raz-de-marée, à savoir une élévation rapide du niveau des eaux d’un à plusieurs dizaines de mètres provoquant un courant puissant capable de pénétrer profondément à l’intérieur des terres lorsque le relief est plat. La vague (d’une hauteur pouvant atteindre 60 mètres de haut - cela dépend de divers paramètres, principalement d’ordre géométrique : bathymétrie, présence d’une baie, d’une rivière, etc.) ralentit près des côtes et prend de la hauteur. Ensuite, elle peut tout dévaster sur plusieurs kilomètres.

Dans certains cas assez rares, le tsunami peut prendre la forme d’une vague déferlante ou, sur un fleuve, d’un mascaret. 75 % des tsunamis se produisent dans l’océan Pacifique, la plupart des autres dans l’océan Indien, en raison de la plus forte activité tectonique et sismique.

En fonction de l’intensité de l’action mécanique qui les génère et de la géométrie de l’océan, ils se propagent sur des milliers voire une dizaine de milliers de kilomètres et peuvent toucher plusieurs continents, dans des zones où le séisme ou l’éruption volcanique n’ont pas été détectés. Lors d’un fort tremblement de terre en zone côtière, ils sont généralement plus meurtriers et destructeurs que la secousse elle-même.

En 1912, le météorologiste Alfred Wegener suggère que la symétrie observée entre le contour des continents, en particulier entre la côte ouest de l’Afrique et la côte est de l’Amérique du Sud, n’est pas le fruit du hasard : elle résulte de la cassure d’un unique continent dont les morceaux s’écartent lentement. Cette théorie est d’abord rejetée par les géologues.

Reprise dans les années 60 par l’américain Robert Dietz et le français Xavier Le Pichon, elle prend le nom de “tectonique des plaques”.

Ainsi, il y a 250 millions d’année, la Terre n’était constituée que d’une seule plaque, la Pangée. Depuis, elle s’est subdivisés en continents séparés par les océans. Les reliefs sous-marins, comme les montagnes terrestres, sont le résultat de ces mouvements.

Source Océanopolis / Brest

La croûte terrestre et la partie supérieure du manteau (la lithosphère) constituent des plaques rigides (en réalité il s’agit de calottes lithosphériques). Elles reposent sur la partie inférieure du manteau (l’asthénosphère) qui est déformable. Elles se déplacent très lentement les unes par rapport aux autres sous la poussée de forces thermiques internes.

Lorsque des plaques s’écartent, le manteau remonte vers la surface. La diminution de la pression entraîne alors une fusion partielle de la roche, ce qui donne le magma. Celui-ci se solidifie en surface et forme la croûte océanique à l’axe des dorsales.

A chaque instant, il y a formation de nouveau fond marin. La vitesse d’écartement des plaques océaniques varie entre 20 cm par an dans le Pacifique oriental Sud et 1 mm par an dans le sud-ouest de l’Océan Indien.