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21 ème siècle, assiste t’on à un nouvel ordre mondial?
Ce reportage présente en quoi la prospérité économique est lié à la stabilité d’un pays.
Etre prospère permet de participer aux décisions économiques internationales. La stabilité est aussi renforcée par une puissance militaire dissuasive.Mais la prospérité économique est elle forcément synonyme de bien-être social?

Le Dessous des Cartes - L’IRAK EN 2007 partie 1

partie 2

L’Irak en 2007 vers la partition

Depuis l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein en 1979, l’Irak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes dont celles des Kurdes et des chiites et plus de dix ans d’embargo. Son régime laïque, fondé au début des années 1960 par le parti Baas, a été aboli par l’invasion de la coalition menée par les États-Unis en 2003 . Ce régime, en dépit de son caractère dictatorial présent dans la très grande majorité des États du Moyen-Orient, semble avoir été très populaire chez la majorité des Sunnites, traditionnellement nationalistes mais minoritaires au sein de la population irakienne. Ces derniers n’ont guère politiquement souffert sous la dictature de Saddam Hussein, honni par la très grande majorité des Chiites qui reprochaient à ce régime son caractère “impie” et par les Kurdes .Les Kurdes, comme les Kurdes de Turquie, d’Iran et de Syrie, souhaitent aboutir à la création d’un État Kurde unifié , reconnu par la communauté internationale . Cette invasion a provoqué une insurrection et une guerre civile, qui combinent résistance à l’occupant, lutte entre les partis sunnites baasites, partis sunnites salafistes et partis chiites de la population, et terrorisme, ainsi qu’un indépendance de facto du Kurdistan irakien .

Le Kosovo est une république de l’Europe du Sud dont l’indépendance proclamée en 2008 n’est pas universellement reconnue. Le Kosovo n’est pas actuellement membre de l’Organisation des Nations unies.

Ce territoire aujourd’hui à majorité albanaise, qui a appartenu à différents États lors de son histoire et qui durant la quasi-totalité du XXe siècle faisait partie de la Serbie au sein de la Yougoslavie, a été placé sous l’administration de l’ONU en vertu de la résolution 1244 des Nations unies, en date du 10 juin 1999, suite aux violents conflits qui ont opposé les autorités serbes et les séparatistes albanais à la fin des années 1990 et à la grave catastrophe humanitaire qui s’ensuivit. Depuis les accords de paix de Kumanovo, datés du même jour, une force de l’OTAN, la KFOR, assure la paix et l’ordre dans cette région anciennement placée sous l’autorité de la Serbie. Les négociations sur le statut du Kosovo entre les autorités serbes et kosovares sont longtemps restées dans une impasse, les premières ne parlant que d’une large autonomie du Kosovo au sein de la Serbie, les secondes voulant l’indépendance. C’est dans ce contexte que le 17 février 2008, le parlement du Kosovo a proclamé l’indépendance du territoire, transgressant la résolution 1244 des Nations unies, qui affirmait l’attachement de l’ONU à l’intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie.

Le Dessous des Cartes - Pakistan

La République islamique du Pakistan est un pays asiatique entouré par l’Iran, l’Afghanistan, la Chine, l’Inde et la mer d’Oman.

Fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l’Inde depuis sa création en raison du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire. Il dispose de l’arme nucléaire.

La population est majoritairement musulmane. Une minorité hindoue essaie de survivre malgré l’intolérance religieuse officiellement adoptée, alors que le territoire pakistanais occupe les sources mêmes de la religion hindoue, avec les ruines de Mohenjo-Daro.

Le Pakistan moderne se compose de quatre parties principales appelées provinces : le Pendjab, le Sind, le Balouchistan et la province de la Frontière du Nord-Ouest. Il régit également la région du Kashmir qui est actuellement partagée entre le Pakistan et l’Inde. La région d’Indus était l’emplacement de plusieurs cultures antiques comprenant Mehrgarh, un des plus anciennes villes connues du monde, et de la civilisation de vallée d’Indus (de 2500 av. J.-C. à 1500 av. J.-C.) à Harappa et Mohenjo-Daro.

Les vagues de conquérants et de migrants, comprenant les Harappiens, Indo-aryens, Perses, Grecs, Sakas, Parthes, Kouchanes, Huns blancs, Afghans, Arabes, Turcs, et Mongols, se sont établis au Pakistan tout au long des siècles, influençant les autochtones. Le pays a une histoire commune avec l’Inde, l’Afghanistan et l’Iran antiques. La région est un carrefour des itinéraires commerciaux historiques, y compris la route de la soie.

Le dessous des cartes - Vatican

L’État de la Cité du Vatican est un État indépendant situé à Rome en Italie. C’est un État reconnu mais non membre de l’ONU où il a le statut d’observateur.
Il compte 921 habitants (2005) sur une superficie de 0,44 km², ce qui fait de la Città del Vaticano le plus petit État au monde.

Il a été créé le 11 février 1929 comme support du Saint-Siège (ensemble des institutions de l’Église catholique romaine), aux termes des accords du Latran signés par le Saint-Siège représenté par le cardinal Gasparri et l’Italie, représentée par Mussolini.

La langue véhiculaire est l’italien et non le latin, langue de l’Église catholique romaine. Toutefois, le latin est la langue juridique du Vatican : le texte de référence des publications officielles est en général rédigé en latin, puis traduit dans diverses autres langues. Le français en est la langue diplomatique : le Vatican se fait enregistrer comme État francophone auprès des organismes internationaux.
La langue officielle de l’armée du Vatican (la Garde suisse) est toutefois l’allemand.

Un micro-État est un État souverain possédant une faible population ou une petite superficie (et généralement les deux).

Les micro-États se rencontrent surtout en Europe, résultats d’histoires territoriales complexes, ou dans les Antilles ou l’océan Pacifique, sous forme d’États insulaires :

  • en Europe la construction des États-nations a laissé, pour des raisons diverses, des vestiges de l’époque féodale (voire de l’antiquité : Saint-Marin). Leur existence a été ou non continue depuis cette époque, mais pendant le moyen âge beaucoup de pays avaient déjà une existence plus ou moins discontinue.
  • dans le reste du monde la quasi-totalité des États (à la seule exception des empires chinois, japonais, ottoman et éthiopien, des royaumes népalais, perse et thaï) est issue du démembrement des empires coloniaux. Il recouvrent presque tous, et les micro-États ne font pas exception, plusieurs, voire de nombreux États d’avant la colonisation. Les frontières de ces micro-États ne sont à chercher que dans les contraintes géographiques et les frontières des empires coloniaux.

Le Tibet est l’aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. Cette zone linguistique tibétaine ainsi que « le grand Tibet historique » revendiqué par le gouvernement tibétain en exil sont composés de trois régions : le Ü-Tsang (dont la plus grande partie du territoire est aujourd’hui comprise dans la Région autonome du Tibet), l’Amdo (correspondant aujourd’hui globalement aux provinces chinoises du Qinghai et du Gansu) et le Kham (dont le territoire est partagé entre les provinces du Sichuan et du Yunnan et la Région autonome du Tibet). Le nombre de Tibétains dans l’ensemble de ces régions est de 5 020 000, selon le bureau des statistiques de Chine. Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde) donne une estimation proche de ce chiffre de 6 millions de Tibétains vivant actuellement au Tibet. Il faut ajouter qu’environ 150 000 Tibétains ont fui le Tibet et vivent actuellement en exil, principalement en Inde.

La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km2 (pour la région administrative, qui correspond à peu près au territoire qui était indépendant de facto entre les deux guerres mondiales, mais est plus réduite que celle du territoire administré par les dalaï-lamas sous la dynastie Qing)[2] à 2 500 000 km2 pour le Grand Tibet revendiqué par le gouvernement tibétain en exil. La population de la Région autonome comptait 2 616 000 habitants en 2000. La capitale historique qui, traditionnellement, concentre l’autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.

Troisième plus grand État des États-Unis, la Californie couvre 423 970 km², soit 4,4 % de la superficie totale des États-Unis. Elle est bordée à l’ouest par l’océan Pacifique, au nord par l’Oregon, à l’est par le Nevada et l’Arizona et au sud par l’État mexicain de Basse-Californie. Elle possède des paysages très contrastés, avec une vallée centrale très fertile, des montagnes élevées et des déserts brûlants. À l’extrême est, la Vallée de la Mort accuse des altitudes négatives, jusqu’à 86 mètres sous le niveau moyen de la mer. La chaîne de la Sierra Nevada parcourt la Californie orientale avec une orientation méridienne : elle est couverte de forêts de conifères et de séquoias (comme au Yosemite et au Séquoia & Kings Canyon National Park). Elle culmine à 4 420 mètres d’altitude au mont Whitney. Les climats sont très variés selon la latitude, le versant et l’altitude : les régions les plus arides se situent à l’est et au sud (désert de Mojave) ; les côtes du nord-ouest sont très arrosées et souvent brumeuses. Les Californiens se concentrent sur le littoral Pacifique et vivent avec le risque sismique. De nombreux tremblements de terre sont enregistrés sur la faille de San Andreas. Les ressources du sous-sol sont abondantes et diverses : on trouve de l’or, du pétrole et du borax. Le centre de population de l’État est situé dans le comté de Kern, dans la ville de Buttonwillow.

Le Liban (لبنان, Lubnän), officiellement République libanaise est un pays du Proche-Orient, en grande majorité montagneux. Il partage ses frontières avec deux pays, la Syrie à l’est, sur 376 km et Israël au Sud sur 79 km . Il est bordé par la mer Méditerranée, à l’ouest, avec 240 km de côtes. Beyrouth est la capitale du Liban. La langue officielle est l’arabe, cependant, la moitié des Libanais sont francophones et la langue anglaise est largement utilisée. La monnaie nationale est la livre libanaise.

Du fait de sa composition pluriconfessionnelle, le Liban est doté d’un système politique fondé sur une répartition plus ou moins proportionnelle, du pouvoir, selon le poids de chaque communauté religieuse, c’est le confessionnalisme.

L’État moderne, tel qu’il existe aujourd’hui avec ses frontières a été créé en 1924, par Clemenceau lui même, qui en dessina les frontières, le pays étant alors sous mandat français.

Le drapeau du Liban est composé de trois bandes horizontales, deux rouges (en haut et en bas), représentant le sacrifice pour l’indépendance, et une blanche faisant le double d’une bande rouge représentant la paix. Le tout frappé en son centre par un cèdre, symbole par excellence du pays. L’emblème du pays, qui figure sur son drapeau, est le cèdre du Liban, (Cedrus libani Pinacées). Son bois, imputrescible et très léger, aurait servi entre autres à la construction du Temple de Salomon à Jérusalem. Les Phéniciens s’en servaient également pour la construction de leurs légendaires navires. Aujourd’hui, il est illégal d’abattre son arbre[réf. nécessaire]. Ce drapeau tel qu’il est date de 1943.

Le Liban est fort de sa culture, de ses 18 confessions et de sa diversité géographique. Le Liban a été occupé au cours des siècles par diverses civilisations. Le Liban est aussi réputé dans le monde pour sa gastronomie et, dans le monde arabe, pour sa musique. Avant la guerre civile qui ravagea le pays entre 1975 et 1990, le pays connut, entre son indépendance et le début de la guerre, une période de relative prospérité économique et de stabilité politique, permises par la forte croissance des secteurs du tourisme, de l’agriculture ainsi que du secteur des finances et services (banque, assurances…). Le pays était de ce fait considéré comme le coffre fort du Levant, et était également connu comme “La Suisse du Moyen-Orient”, du fait de son poids et de sa puissance financière. Le Liban a attiré un grand nombre de touristes, en grande partie dû au fait que Beyrouth, la capitale du pays, fut connue comme la “Paris du Moyen-Orient”.

Immédiatement après la fin de la guerre civile, de grands efforts ont été faits pour reconstruire le pays, par le biais d’investissements colossaux du gouvernement. De ce fait, grace à ces efforts, l’IDH du Liban est passé de 0,677 en 1990 à 0,759 en 2003 . En outre, au début 2006, le pays avait atteint un niveau de stabilité relativement élevée, et la reconstruction de Beyrouth entra dans sa phase “high-density“, et un nombre toujours croissant de touristes fut enregistré. Cependant, la guerre israélo-libanaise de juillet 2006 mit un terme à l’afflux touristique, et causa de grands dommages dans les infrastructures civiles du pays. Ces dommages sont estimés à environ 3 milliards de dollars, sans compter le ralentissement économique qui s’en est suivi.

LE MONDE | 27.11.02 | 13h41
L’éditorial du Monde
Mafieuse Russie

DEPUIS qu’il a été propulsé à la présidence de la Russie, voilà près de trois ans, la même question se pose : que veut Vladimir Poutine ? A s’en tenir à ses déclarations, la réponse est simple : une Russie moderne (ce qui ne veut pas nécessairement dire démocratique), appuyée sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat et le développement économique.

Cet objectif contraste avec la réalité laissée par les deux mandats de Boris Eltsine. Sur les décombres du communisme soviétique s’était installé un système marqué par l’autoritarisme anarchique, les privatisations sauvages, le règne des mafias, sur lesquelles planait l’ombre de la “Famille”, selon le nom donné aux proches parents de Boris Eltsine et à leurs amis.

Le bilan était accablant : effondrement de la production, fuite des capitaux et paupérisation d’une majorité de la population russe tandis que quelques  oligarques engrangeaient des milliards immédiatement placés à l’étranger.

Vladimir Poutine a eu beau proclamer son intention de renforcer “la verticale du pouvoir” en établissant “la dictature de la loi”, il a eu beau stigmatiser la corruption, le crime organisé qui a pris le contrôle de pans entiers de l’activité économique, la justice prévaricatrice, etc., rien n’a fondamentalement changé. L’enquête exclusive que Le Monde publie aujourd’hui montre que le président russe reste prisonnier des groupes, voire des individus, qui se sont approprié les richesses naturelles de la Russie à la faveur de la privatisation au début des années 1990. Eliminant leurs concurrents avec la complicité du pouvoir politique par des moyens “légaux” ou criminels, ces groupes et ces individus ont construit des fortunes colossales en accaparant les matières premières et énergétiques et en les exportant sans qu’elles profitent au développement du pays.

Ils veillent en même temps à écarter les investissements étrangers (douze fois moins élevés qu’en Chine !) afin de préserver leurs privilèges. Ils n’ont aucun avantage à l’adoption de lois qui introduiraient en Russie le minimum de transparence compatible avec les normes internationales. Malgré les déclarations officielles sur la nécessité des réformes, leur intérêt rejoint celui de l’appareil bureaucratique qui fonde son pouvoir sur l’opacité et les contradictions de la législation. Cette conjonction explique que la plupart des mesures annoncées par Vladimir Poutine aient été des réformes en trompe-l’œil qui n’ont jamais abouti ou n’ont jamais été appliquées quand elles ont été votées par une Douma aux ordres.

Impuissant face aux oligarques, Vladimir Poutine assoit son autorité sur les siloviki, les structures de force, et d’abord sur les services secrets, dont il est issu et dont les agents peuplent tous les rouages du pouvoir. Avec l’armée et les avatars du KGB, il est possible de mener une guerre désastreuse en Tchétchénie. Il n’est pas possible de rompre avec les mauvaises habitudes du passé, proche et lointain, et de construire une nouvelle Russie.