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Symbole de la caste des samouraïs, le katana () est un sabre (arme blanche courbe à un seul tranchant) de plus de 60 cm. Il est porté glissé dans la ceinture, tranchant dirigé vers le haut (vers le bas si le porteur est un cavalier). Porté avec un wakizashi, ils forment le daisho. Certaines périodes de l’histoire japonaise étant plus calmes, le katana avait plus un rôle d’apparat que d’arme réelle. Le katana est une arme de taille (dont on utilise le tranchant) et d’estoc (dont on utilise la pointe).

Le Tibet est l’aire asiatique habitée par le peuple des Tibétains. Cette zone linguistique tibétaine ainsi que « le grand Tibet historique » revendiqué par le gouvernement tibétain en exil sont composés de trois régions : le Ü-Tsang (dont la plus grande partie du territoire est aujourd’hui comprise dans la Région autonome du Tibet), l’Amdo (correspondant aujourd’hui globalement aux provinces chinoises du Qinghai et du Gansu) et le Kham (dont le territoire est partagé entre les provinces du Sichuan et du Yunnan et la Région autonome du Tibet). Le nombre de Tibétains dans l’ensemble de ces régions est de 5 020 000, selon le bureau des statistiques de Chine. Le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde) donne une estimation proche de ce chiffre de 6 millions de Tibétains vivant actuellement au Tibet. Il faut ajouter qu’environ 150 000 Tibétains ont fui le Tibet et vivent actuellement en exil, principalement en Inde.

La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km2 (pour la région administrative, qui correspond à peu près au territoire qui était indépendant de facto entre les deux guerres mondiales, mais est plus réduite que celle du territoire administré par les dalaï-lamas sous la dynastie Qing)[2] à 2 500 000 km2 pour le Grand Tibet revendiqué par le gouvernement tibétain en exil. La population de la Région autonome comptait 2 616 000 habitants en 2000. La capitale historique qui, traditionnellement, concentre l’autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.

Comment appelle-t-on un homme doté d’une force d’esprit infrangible, d’une vision parfaitement claire et précise, d’une bienveillance universelle et sans limites ?  On l’appele un bouddha.

L’homme qui devint le Bouddha naquit sous le nom de Siddartha Gautama, dans le nord de l’Inde, il y a plus de deux mille cinq cents ans. De naissance princière au sein d’un clan de guerriers, il se maria et eut un fils.

Une image du Bouddha

© clearvision

Bien qu’il ait vécu dans le plaisir, le luxe et l’aisance, il ne cessait pas d’éprouver une profonde insatisfaction, au point qu’une nuit, alors qu’il était dans sa trentième année, après un dernier regard à son épouse et à son fils endormis, il se faufila silencieusement hors du palais.  Chevauchant son coursier, il atteignit les frontières de son royaume, se coupa les cheveux et la barbe, et revêtit la robe safran d’un ascète errant.

Il vécut d’abord sous l’autorité des maîtres de l’époque, puis forma avec cinq autres disciples son propre groupe. Il acquit une certaine renommée dans la pratique des austérités, mais après avoir mené cette sorte de vie pendant six années, il dut en arriver à la conclusion qu’il était encore loin de pouvoir transcender, ou comprendre, la condition humaine.

Lorsqu’il décida de renoncer à la pratique des austérités, le reste du groupe, scandalisé, s’éloigna de lui en disant qu’il était retourné à une vie inférieure. Il partit alors dans la forêt, seul. Là, il demeura, avec une force renouvelée, développant la concentration avec la pratique de la méditation.

Une image du Bouddha

À la nuit de la pleine lune de mai, alors qu’il était assis absorbé dans la contemplation du corps et de sa respiration, ayant rendu son esprit malléable et flexible, il le dirigea sur les aspects fondamentaux de la vie.  Comme il pénétrait en esprit au cœur de ces questions, s’éleva la connaissance, s’éleva la vision, s’éleva la lumière. Il avait atteint l’éveil total et parfait. Il avait atteint un état de force de l’esprit infrangible, de vision claire et parfaite, de bienveillance sans limites et pour tous les êtres. Il avait extirpé en lui l’avidité, la haine et l’ignorance. Il avait surmonté la souffrance sous toutes ses formes.

En atteignant l’éveil, il avait atteint ce qu’il y avait à accomplir dans toute vie et il se trouvait dans un état de contentement absolu. Pourtant, par compassion pour le monde souffrant, il passa les dernières quarante-cinq années de sa vie à enseigner les moyens -ou dharma- par lesquels d’autres pourraient à leur tour réaliser cette expérience.  Ce que nous appelons aujourd’hui le bouddhisme, sous toutes ses différentes formes culturelles, n’est autre que l’héritage de cet enseignement.